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Il était une fois dans l’est – Arpad SOLTESZ

Accrochez-vous, ça déménage !

Les actions se déroulent en Slovaquie dans la fin des années 90.

Veronika, 17 ans, est enlevée par deux hommes alors qu’elle fait du stop. Après l’avoir violée, les deux malfrats prévoient de la vendre à un bordel au Kosovo. Mais la jeune fille s’échappe, puis porte plainte auprès de la police locale.

C’est alors que les choses se compliquent : les kidnappeurs semblent bénéficier de protections haut placées, et l’enquête piétine…

Aidée de Pavol Schlesinger, le journaliste qui raconte son histoire, Veronika tente d’échapper aux trois plus grands groupes criminels de l’époque : la police, la justice et les services secrets. Rien que ça !

Une brochette de malfrats méchants et parfois un peu bêtes, on s’y attend. Des policiers corrompus, ça cadre bien dans le décor également. Mais des juges et avocats achetés, et des services secrets à la ramasse, c’est plus original. Sans oublier le représentant de la communauté Rom qui s’en met pleins les poches.

Et pourtant, tout sonne vrai dans ce roman : le décor, les personnages, les différents tableaux.

Il faut dire que l’auteur a été lui-même journaliste. De là à croire qu’il nous décrit une certaine réalité de son pays après la chute du communisme…

J’ai aimé Veronika qui s’accroche jusqu’au bout ; Valent le Barge au nom prédestiné.

J’ai découverte l’ethno-tourisme : les Roms de Slovaquie partent en masse demander l’asile en Occident. Peu d’entre eux ont une vraie chance de réussir, mais il leur faut passer par la procédure standard qui peut prendre des années. Pendant cette période, ils touchent de généreuses allocations sociales.

Qui plus est, les Russes avaient l’intention de submerger l’Occident de migrants illégaux et la Slovaquie avait pris l’engagement de les laisser passer librement.

Vous l’aurez compris, un roman noir sur un pays que je connais peu.

Merci les Editions Agullo, vous avez l’art de dénicher des auteurs et des textes hors-normes, intelligents et qui m’ouvrent des horizons (même parfois peu réjouissants).

L’image que je retiendrai :

La première, celle du juge victime d’un attentat sur la cuvette des toilettes.

Lu sur Liselotte en avant-première grâce aux Editions Agullo que je remercie infiniment pour ces heures de lecture passionnantes

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