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La clause paternelle – Jonas Hassen KHEMIRI

J’ai été dérouté par le fait que l’auteur n’utilise jamais de prénom dans son roman. Il parle des personnages en évoquant : le père qui est un fils, le grand-père qui est un père, la fille de 4 ans, la fille qui n’est pas mère…

Dans la famille dont il est question, il y a donc le grand-père qui ne revient en Suède que tous les 6 mois pendant 10 jours, le fils qui le loge dans un petit appartement nommé Bureau, la fille qui ne voit plus son propre fils. Et puis il y a la compagne du fils et leurs 2 enfants, l’amant de la fille.

Ca vous parait compliqué ? Et pourtant tout est fluide dans la narration et pas lourd du tout.

J’ai en revanche survolé les passages un peu longs des pensées personnelles façon énumérations.

J’ai aimé cette histoire du grand-père qui n’est pas Suédois et est d’une autre génération, qui n’a pas été franchement présent pour ses enfants et qui réclame maintenant de l’attention.

J’ai eu de la peine pour le fils qui est un père et qui est blessé de ce presque abandon paternel. On sent ses blessures encore vivaces dans sa propre vie de père.

Un roman sur la Suède moderne où les pères restent à la maison pour élever leurs enfants sans violence et avec une infinie patience. Alors quand un de ses propre parent devient une personne à charge, tout déraille.

L’image que je retiendrai :

Celle des suédois avec tous leurs écouteurs dans la rue, dans le métro, comme coupés du monde.

Actes Sud, 2 juin 2021, 368 pages

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