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La Déesse des petites victoires – Yannick GRANNEC

Premier roman de Yannick Grannec, je me suis régalée de cette histoire d’amour sur fond de mathématiques et d’Anschluss.

Kurt est un jeune mathématicien autrichien très renfermé, plein de TOC. Un soir, il rencontre Adèle, une jeune danseuse à la jambe légère qui tombe follement amoureuse de lui. Mais la mère de Kurt ne l’entend pas de cette oreille.

Puis l’Allemagne envahit Vienne, Kurt ne peut plus travailler sans prêter serment, ce qu’il se refuse à faire, et les amoureux, après un mariage rapide, fuit à Pinceton.

Dans cette ville près de New-York se trouve tout le gratin des mathématiques et de la physique, M. Albert Einstein compris. Kurt et lui deviendront de grands amis.

Chaque chapitre de la vie d’Adèle et Kurt est entrecoupé de l’histoire d’Anna, documentaliste pour une fondation qui veut récupérer les archives de Kurt auprès de sa veuve. Visite après visite, Anna se lit d’amitié avec la vieille dame revêche.

J’ai aimé découvrir l’amour d’Adèle pour Kurt, comment elle lui simplifie la vie pour qu’il se consacre à ses recherches, lui qui mangeait peu, se bourrait de médicament, et se croyait espionné.

J’ai aimé l’humanité d’Adèle, qui craque parfois, qui regrette de ne pas avoir les codes de la haute société pour facilité leur installation à l’université.

Adèle avec son caractère qui plante un flamand rose dans son jardin juste avant la venue de sa belle-mère.

Les paragraphes expliquant certaines théories mathématiques m’ont presque paru clairs, une gageure.

Un roman passionnant qui m’a fait découvrir ce mathématicien si particulier et sa femme, sans qui il n’aurait pas pu vivre.

L’image que je retiendrai :

Celle de la pomme marquée 220 qu’il offre à sa future femme, lui ayant la pomme 294.

Quelques citations :

Tenir l’instant et celui d’après. Ne pas paniquer. Trouver en moi cette autre personne, la toute-puissante, et enfermer à double tour la petite fille froussarde. Tout en sachant qu’un jour cette enfant-là crierait si fort que je serai obligée de lui rouvrir la porte, et qu’elle serait, alors, inconsolable. (p.164)

Il pensait se protéger des autres, il ne savait pas s’immuniser contre la déception d’avoir à se confronter à ses propres limites. (p.190)

– Peut-être faudrait-il retourner la question. Pourquoi l’autre chaussette ne disparaît-elle pas ? (p.233)

La colère a aussi ses vertus. Je m’applique à ne jamais l’oublier. Je chierai sur Goethe jusqu’à ma mort. (p.321)

Citation d’Einstein : « Si c’est moi qu’ils veulent voit, je suis ici ; si c’est ma tenue, ouvre mon placard et montre-leur mes vêtements. »  (p.389)

Anne Carrière, 23 août 2012, 468 pages

3 commentaires

  • Didi

    Coucou Alex,
    enfin je viens sereinement sur ton blog (plus de message bizarre ouf )
    Je suis dans le dernier roman de Yannick Grannec Les simples et je prends beaucoup de plaisir. Je me suis fait dédicacer mon livre à la fête du livre à Sainté. Toi aussi sans doute ? Celui là me tentait bien aussi
    Bises

    • Alex-Mot-a-Mots

      Malheureusement, je ne l’ai pas vu cette année. Et je dois avouer que je suis revenue bredouille. Ma PAL est contente, remarque 😉

      • Didi

        Ah mince alors ! Cette auteure est très sympa et pleine d’humour ! Belle rencontre et Didicace pour moi.
        Toujours en lecture de ce livre que j’aime pour l’instant beaucoup. Bises

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