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La femme révélée – Gaëlle NOHANT

Troisième roman de l’auteure, je dois dire qu’elle me surprend à chaque fois : j’avais beaucoup aimé le premier, abandonné le second.

Je suis allée au bout de celui-ci, sans être véritablement convaincue.

Car voyez-vous, l’auteure excelle dans les descriptions de foules (je me souviens du feu et de la panique dans La part des flammes). C’est également le cas dans celui-ci, sauf que cet élément arrive en fin de roman.

Avant : je me suis ennuyée. L’histoire d’amitié avec Rosa, l’histoire d’amour avec Sam ne m’ont pas convaincu, et les retrouvailles avec son fils m’ont paru grandement improbable.

Mais j’ai souri chaque fois que l’auteure utilisait le mot escarpin : il y a avait longtemps que je ne l’avais plus lu ni entendu.

J’ai tout de même aimé les descriptions de Chicago et de la ségrégation qui régnait dans la ville dans les années 50.

J’ai découvert Saul Alinski et son combat.

Espérons que le prochain roman de cette auteure saura plus convainquant.

L’image que je retiendrai :

Celle de la soeur chargée de fermer la porte à minuit.

Quelques citations :

C’est humain, tu vois, d’aspirer à la liberté, de ne pas supporter la cage.

Mais la vérité, c’est qu’il y a dans nos vies des impasses dont on ne peut s’échapper qu’en détachant des morceaux de soi.

Se perdre dans ces ténèbres qui vous recrachent en morceaux.

Parce que si on veut contrôler les pauvres, il faut commencer par les diviser. Et surtout, si tu es mon inférieure, je peux te payer à bas prix (…). Admettre que les hommes sont égaux mettrait l’équilibre du monde en péril. Il y a trop d’intérêt en jeu, depuis trop longtemps.

Notre prospérité repose sur l’injustice, il faut composer avec ça.

Cette guerre-là a été notre ticket gagnant pour sortir de la Dépression. Et regarde : nos ennemis d’hier sont déjà devenus nos alliés, et on n’a pas attendu l’armistice pour considérer les Russes comme nos adversaires.

J’acceptais de vivre avec cet inachevé, ce vide inguérissable. (…) Même si tu soutiens que tu n’as fait qu’écouter le chant de mon âme, qui se débattait dans l’obscurité mais aspirait à rayonner au-dehors.

Tu l’as aidé à grandir, et à comprendre que le monde n’était pas là pour lui tendre des pièges.

Lu sur Liselotte grâce à Netgalley et aux éditions Grasset, que je remercie

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