Auteurs en V

La Maison du commandant – Valerio VARESI

Sixième volet des aventures du commissaire Soneri, qui nous ramène sur les rives du Pô où le brouillard cache de lourds secrets datant de la Seconde Guerre mondiale.

Dans le paysage d’eau et de brume de la Bassa, la basse plaine du Pô, le commissaire Soneri est à l’aise. Avec les anciens du coin, il est le seul à bien connaître cette partie du fleuve, à savoir se déplacer entre les rives, les plaines inondables, les fermes éparpillées dans une terre qui semble désormais habitée par des fantômes.

Alors quand deux cadavres surgissent soudainement, c’est lui qui est chargé de l’affaire.

Il faudra un certain temps à Soneri pour découvrir le lien entre les deux, au cours d’une enquête qui le conduit dans les eaux troubles du nouveau terrorisme rouge, mais aussi dans le passé, au moment de l’occupation allemande…

Il croisera au cours de ses pérégrinations, et pour notre plus grand plaisir, quelques personnages inoubliables des bords du fleuve, dont Carega, un professeur à la retraite à la sagesse de philosophe, ou encore Nocio qui adore Verdi.

Comme pour chaque nouvelle enquête de Soneri, il faut prendre le temps de s’installer dans le décor.

Pourtant, le récit commence sur les chapeaux de roues par une course poursuite avec des bouteilles de vin dans le coffre qui ne supportent pas les tournants et dont les bouchons sautent au fur et à mesure, inondant la voiture de leur parfum. C’est la première fois que je lis en entier un passage sur une course-poursuite en voiture car celui-ci est fort drôle.

Ensuite, l’enquête fait ressurgir un passé pas si lointain, entre partisans et républicains, sur fond de chasse au trésor et de cache d’armes.

Le travail des immigrés des pays de l’est est également évoqué.

Angela n’est jamais loin, qui le rejoint dans les petits restaurants du coin.

Quelques citations :

La réalité changeait en permanence, il ne servait à rien d’essayer de l’expliquer à ceux qui ne la connaissait pas. (p.55)

Tout compte fait, l’obéissance était plus confortable, elle évitait l’angoisse d’avoir à faire des choix ou à prendre des décisions. (p.81)

L’image que je retiendrai :

Celle des petits vins de pays cités dans le roman, j’ai pris des notes.

Agullo, 6 mai 2021, 307 pages

Lu grâce à ma libraire préférée

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