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La souris qui voulait sauver l’ogre – Françoise GUERIN

Une enquête de la cellule Cornelia qui intervient après le suicide d’une adolescente. Le sujet ne va donc pas être des plus réjouissant dans ce nouveau roman de Françoise GUERIN.

J’ai aimé retrouver sa plume efficace et qui m’a tenue en haleine jusqu’à la fin des 520 pages de cette première enquête.

J’ai aimé que le récit mêle enquête sur le suicide de Pauline et le passé de l’enquêtrice Maya. Car on ne devient pas psychologue dans cette cellule par hasard.

J’ai aimé découvrir Pauline à travers les récits de ses camarades, ses parents, ses ami-es. Mention spéciale à la soeur Domino au plus près du terrain.

J’ai détesté la cheffe d’établissement qui ne veut surtout pas faire de vague et le prof de philo qui outrepasse sa mission.

J’ai eu de la peine pour le CPE aux premières réactions imprévisibles mais qui se calme peu à peu.

On ne peut faire autrement que de ressentir de l’empathie pour les parents de Pauline et sa soeur qui ont poussées leur enfant vers une vie meilleure.

Bien évidemment, il est question du suicide et des multiples causes qui amène un-e ado à mettre fin à ses jours. Et j’ai aimé qu’il n’y ai pas une seule et unique cause mais un enchevêtrement de circonstances.

A ce propos, il est bon de répété qu’un numéro vert permet de trouver de l’aide : le 3114.

J’ai été étonné qu’il n’y ai pas de jugement de la part de Maya l’enquêtrice sur les différentes situations problématiques qu’elle croise, les aberrations du système, les choix des personnes.

J’ai aimé son chien, Mrs Robinson, qui l’accompagne partout, car Robi ne supporte pas de rester seule.

Un roman dans lequel il est question de la pression mise sur les élèves par l’institution scolaire ou entre eux dans un système élitiste.

Il est également question des transfuges de classe qui subissent une pression énorme de la part du corps social dominant.

Enfin, il est question d’écologie et de l’engagement contre tous que cela suppose.

J’ai hâte de retrouver Maya et son binôme Sydney ; sa propriétaire Simone, et son chien.

L’image que je retiendrai :

Celle de la ville de Sète, ses plages où courent Maya et Robi ; le Lido et l’étang de Thau.

Editions Eyrolles, 4 janvier 2024, 520 pages

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