Auteurs en V

La toile du monde – Antonin VARENNE

Je n’avais plus lu Antonin Varenne depuis Le mur, le kabyle et le marin. Je découvre avec ce roman un autre auteur, un style et une histoire plus classiques, proches du Grand Roman Français (oui, avec des majuscules).

Le récit se déroule pendant l’exposition universelle de Paris en été 1900. Aileen, jeune journaliste américaine ayant grandi dans la Sierra Nevada veut couvrir l’événement pour son journal new-yorkais.

On la suit donc avant l’ouverture de l’exposition et après. Prétexte pour croiser des peintres.

Aileen est attirée par les femmes, on le sent rapidement. Et si elle s’éprend sur le bateau d’une femme de riche industriel, ce n’est pas pourtant pas avec elle qu’elle finira sa vie.

Mais Aileen est avant tout à la recherche de son cousin d’adoption, bâtard indien dont les parents sont morts de froid dans une réserve.

L’occasion pour l’auteur de nous parler de cette civilisation décimée par l’homme blanc.

Un roman foisonnant qui part dans différentes directions, comme Aileen discutant avec d’autres personnages sans aller là où elle voudrait aller.

J’aurais aimer en apprendre plus sur ses tatouages symboliques, ainsi que sur les peintures du cheval du cousin, mais l’auteur n’a sans doute pas voulu lasser le lecteur avec des allégories indiennes. Dommage.

On suit l’émancipation de la femme depuis les années 1900 (en accéléré), le poids des industriels dans les déclenchements des guerres, l’ouverture de la première ligne du métro parisien, et j’en oublie.

L’image que je retiendrai :

Celle des canotypes de Jeandel.

Albin Michel, 22 août 2018, 352 pages

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