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Le consentement – Vanessa SPRINGORA

Je me décide à lire ce livre dont on a beaucoup parlé lors de sa sortie.

J’ai été étonnée de son peu de pages (216) au vue du sujet. L’auteure va à l’essentielle et ne s’embarrasse pas de détails.

S’agit-il d’ailleurs d’un roman, étant donné que les personnages ne sont pas imaginaires ? Peu importe.

Ce qui est intéressant, dans ce récit, c’est la description que l’auteure fait de l’emprise qu’elle a subi de la part d’un vieux barbon ; le terrain propice que constitue sa famille, ou ce qu’il en reste ; son besoin viscéral d’être regardée.

Je ne vous décrirai pas les événements marquants, les médias en ont beaucoup parlé.

Ce que j’ai aimé, c’est la suite, de lire comment on se défait d’une telle emprise. A grand peine, d’autant plus que le gourou bénéficie de la notoriété littéraire et qu’il ne lâche pas sa proie.

Même si, à l’image du début du livre, l’auteure n’entre pas dans les détails.

J’ai aimé le regard adulte qu’elle porte sur ce Monsieur à la sexualité enfantine et mécanique.

Quelques citations :

Ce soir-là, le livre que j’avais apporté et que je lisais dans le petit salon, c’était Eugénie Grandet, de Balzac, qui devient, à la faveur d’un jeu de mot resté longtemps inconscient, le titre inaugural de la comédie humaine à laquelle je m’apprête à participer :  » L »ingénue grandit ».

Parce que la peu de l’abandon surpasse chez moi la raison, et que je me suis entêtée à croire que cette anormalité faisait de moi quelqu’un d’intéressant.

Toute son intelligence est tournée vers la satisfaction de ses désirs et leur transposition dans un de ses livres. Seules ses deux motivations guident véritablement ses actes. Jouir et écrire.

L’image que je retiendrai :

Celle de la crise psychotique de V. qui lui fait prendre conscience que quelque chose ne va pas.

Lu sur Liselotte

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