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Le flambeur de la Caspienne – Jean-Christophe RUFIN

Le pays : un rêve… Habitué aux destinations calamiteuses, Aurel Timescu, le petit Consul, est pour une fois affecté dans un lieu enchanteur. Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan ex-soviétique, est une ville pleine de charme au climat doux, au luxe élégant.

L’ambassade : un cauchemar… Le chef de poste, autoritaire et brutal, est bien décidé à se débarrasser d’Aurel. Le fantôme de sa femme, récemment victime d’un tragique et mystérieux accident, plane au-dessus de l’ambassade.

Et l’équipe diplomatique, tétanisée par le deuil, est livrée à la crainte et au soupçon. Il n’en faut pas plus pour qu’Aurel se lance dans l’enquête.

J’ai aimé cette République dans laquelle l’URSS est encore présente : les immeubles gris et uniformes, le tailleur pour homme et ses costumes prolétaires, le russe encore parlé et compris.

J’ai découvert la république autonome de Nakhitchevan, coincée entre l’Iran, l’Arménie et la Turquie.

L’enquête m’a cette fois moins intéressée, qui prend racine au Brésil autour d’un personnage trouble plus ou moins mafieux.

J’ai eu mal au foie et à l’estomac à lire les litres de Tokay qu’Aurel avale au fil des pages.

Les tenues bigarrées m’ont faites sourire, un peu.

L’ambassadeur a une personnalité intéressante, un peu rapidement traité.

J’ai bien cru qu’Aurel resterait sur cette terre qui semble faite pour lui.

Ce ne sera pas mon volume préféré de cette série.

Une citation :

Les tenues exposées étaient réservés aux athlètes de la médiocrité, aux champions de la grisaille bureaucratique. Il s’agit de triompher en battant tous les autres concurrents à l’épreuve de la banalité et de la modestie.

L’image que je retiendrai :

Celle du piano sortie de l’espace se trouvant dans le hall du grand hôtel de la ville et sur lequel Aurel ne peut s’empêcher de jouer.

Lu sur Liselotte

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