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Le Peintre d’éventail – Hubert HADDAD

Au Japon, il existe des Trésors Vivants, mémoires de traditions.

Ce roman raconte comment Matabei a sauvé le travail d’un peintre d’éventail.

C’est au fin fond de la contrée d’Atôra, au nord-est de l’île de Honshu, que Matabei se retire pour échapper à la fureur du monde. Dans cet endroit perdu entre montagnes et Pacifique, se cache la paisible pension de dame Hison dont Matabei apprend peu à peu à connaître les habitués, tous personnages singuliers et fantasques.

Attenant à l’auberge, se déploie un jardin hors du temps.

Insensiblement, Matabei s’attache au vieux jardinier et découvre en lui un extraordinaire peintre d’éventail. Il devient le disciple dévoué de maître Osaki.

J’ai retrouvé le style si particulier de l’auteur : des adjectifs parfois surannés, des descriptions de plantes et de fleurs.

J’ai aimé découvrir les personnages de cette pension, comme au détour d’un chemin.

Pourtant, je n’ai pas été sensible ni aux personnages ni à la nature abondamment décrite.

J’ai aimé les haïkus qui parsèment le texte.

La dernière partie, pendant et après la catastrophe, m’a bouleversée.

Un roman fort sur la permanence de la nature, son éternel retour, et l’homme qui écrit sur du vent.

L’image que je retiendrai :

Celle du mont que peint le poète sur ses éventails.

Quelques citations :

Peindre un éventail, n’était-ce pas ramener sagement l’art à du vent ? (p.45)

Quelle force obstinée vous restitue au monde, après l’apocalypse ? (p.142)

Mais le jardin renaîtra, un matin de printemps, c’est bien la seule chose qui importe. (p.188)

Zulma, 3 janvier 2013, 192 pages

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