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Le plongeur – Minos EFSTATHIASDIS

Après avoir lu le très bon billet de Delphine-Olympe sur ce roman, je savais qu’il fallait que je lise ce polar grec.

Le récit est au départ plutôt sur le ton de l’humour : un détective privé grec qui travaille à Hambourg ; pas beaucoup de client sauf ce mystérieux vieux monsieur à qui on donnerai 100 ans d’âge. Il doit suivre Eva Döbling pendant 48 heures, mais s’endort dans la chambre d’à côté.

Bien évidemment, quelques jours plus tard, le vieux monsieur est découvert pendu chez lui, et la jeune femme, qui s’est rendu dans le Péloponnèse, est retrouvée noyée dans le golfe de Corinthe.

Chris Papas retourne donc sur les terres de son enfance pour éclaircir ce mystère, la police allemande à ses trousses.

Ne vous y trompez pas, au fur et à mesure de l’enquête de Chris, se fait jour un terrible épisode de l’invasion allemande pendant la Seconde Guerre Mondiale : la maison de la Vérité.

J’ai aimé Chris Papas, alias Christos Papadimitrakopoulos, personnage qui est le jouet de volontés plus anciennes et plus fortes que lui.

J’ai aimé Stelios le pêcheur grec dont le fils, Adonis âgé de 14 ans, n’a plus de poumons. Un fils qui aime qu’on lui lise Le petit Prince. J’ai aimé le sacrifice du père, si beau.

Je me suis demandée pourquoi le vieux monsieur avait écrit un roman lui-même nommé Le plongeur, mais qui ne parle pas de plongée.

Et pourquoi cette phrase d’Eschyle en grec ancien : Hélas ! Un coup mortel a déchiré ma chair !

Quand tout est mis bout à bout et que l’on a l’explication historique qui clôt le récit, on en vient à douter du genre humain. L’auteur se paie même le luxe de nous fournir la notice explicative.

Un polar glaçant qui met à jour la terrible Maison de la Vérité.

L’image que je retiendrai :

Omniprésent dans tout le roman ce bout de cordelette.

Lu sur Liselotte

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