Le poids de la neige – Christian GUAY-POLIQUIN

Le poids de la neige - Christian GUAY-POLIQUIN

À la suite d’un accident, un homme se retrouve piégé dans un village enseveli sous la neige et coupé du monde par une panne d’électricité. Il est confié à Matthias, un vieillard qui accepte de le soigner en échange de bois, de vivres et, surtout, d’une place dans le convoi qui partira pour la ville au printemps, seule échappatoire.

Cernés par une nature hostile et sublime, soumis aux rumeurs et aux passions qui secouent le village, ils tissent des liens complexes, oscillant entre méfiance, nécessité et entraide.

Dans la véranda d’une maison où se croisent les courants d’air et de rares visiteurs, les deux hommes se retrouvent prisonniers de l’hiver et de leur rude face-à-face.

Ce roman est presque un huis-clos, avec pour tout repère le manteau de neige qui s’accroit.

L’homme reprend peu à peu des forces, et on devine, grâce aux visites des habitants du village, ce qui se déroule loin de la véranda.

J’ai aimé ne faire que deviner les passions villageoises. La violence reste au loin, au moins quelques temps.

J’aurais aimé en savoir plus sur les relations du personnage avec son père. L’auteur n’en laisse deviner pas assez.

Comme la neige rend le monde silencieux, les passions du monde sont amorties par son poids toujours croissant.

Un beau roman d’atmosphère.

L’image que je retiendrai :

Celle du pic planté devant la maison et qui donne la hauteur de la couche de neige.

Les éditions de l’observatoire, 10 janvier 2018, 256 pages

36 commentaires sur “Le poids de la neige – Christian GUAY-POLIQUIN

  1. « Un beau roman d’atmosphère » c’est tout-à-fait cela 🙂 Je crois qu’il y a des précisions sur le narrateur et son père dans le roman précédent (que j’ai l’intention de lire).

      1. Le personnage est le même oui. Pour en avoir discuté avec l’auteur au festival America, ce ne sont pas des suites, ils peuvent se lire indépendamment, mais il aime bien reprendre un personnage d’un livre à l’autre.

          1. Là, je ne sais pas ; je n’ai pas pensé à lui poser la question. On a beaucoup échangé aussi sur nos lectures respectives. Il m’a conseillé des auteurs québécois, je lui ai fait noter des auteurs français …

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