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Les sept divinités du bonheur – Keigo HIGASHINO

L’enquêteur Kaga travaille maintenant dans un commissariat d’un quartier d’affaires prospère de la capitale. Sa première affaire a l’air simple puisque le meurtrier, après avoir commis son crime, se serait jeté sous les roues d’un camion pour échapper à la police.

Mais on connait Kaga, et l’on sait que ce qui peut paraître cousu de fil blanc n’est jamais aussi simple que ce que les apparences laissent paraître.

J’ai aimé que l’auteur mette en lumière les accidents du travail au Japon qui ne sont que rarement, voire jamais, déclarés car il en va de la réputation de l’entreprise. Alors les chefs ne signalent rien et les employés sont obligés de payer leurs soins.

J’ai aimé l’enquête plus approfondie qui met en lumière une certaine éducation japonaise où les fautes doivent être cachées elles aussi. Tout est lié.

J’ai aimé découvrir le pont Nihonbashi, un très vieux pont de Tokyo sur lequel passent les autoroutes. Ce pont est le point zéro de toutes les nationales nippones.

J’ai aimé découvrir les statues du pont dont le nom japonais qilin peut se prononcer et se comprendre de différentes façons.

J’ai aimé les centaines de grues en origamis de couleurs différentes que dépose l’un des personnages dans chacun des temples des sept divinités du bonheur (temple au nombre de huit).

Une enquête qui fait encore une fois la part belle à l’humain.

Une citation :

Parce que ce que vous leur avez enseigné est erroné. Vous leur avez appris que quand on commet une faute, on s’en sort si on la cache. (p.296)

L’image que je retiendrai :

Celle des chaussettes trouées du suspect qui ont une importance dans le dénouement de l’enquête.

Actes Sud, 14 septembre 2022, 304 pages

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