Miss sarajevo – Ingrid THOBOIS

Commençons par ce qui m’a plu dès ce roman : le personnage principal se rend pendant 2 mois à Sarajevo pendant le pilonnage de la ville.
Par hasard, il est hébergé chez une journaliste et sa fille qui prépare sa robe pour le concours de beauté. Son fils, lui, ne revient que tous les 3 jours du front.
Joaquim découvre comment ne pas mourir sous les bombes ou dans la lunette d’un snipper. Quels gestes, quelles attitudes adopter.
Ces chapitres alternent avec ceux racontant la vie de Joaquim au présent : il vient d’être informé que son père est mort et qu’il doit passer dans l’appartement familial. Ce sont des chapitres qui créent une certaine tension : que va-t’ill découvrir entre les murs, lui le dernier membre de la famille encore vivant ?
J’ai aimé ces chapitres qui proposent une pause bienvenue, même si j’ai été déçue par le final.
J’ai aimé le style de l’auteure, si imagé, ses phrases si descriptives.
Malgré tout, j’ai trouvé que le récit ne commençait vraiment qu’à partir du moment où Joaquim part à Sarajevo. Dans la seconde moitié, on attaque vraiment le but du roman.
N’étant pas photographe, le rapport de Joaquim à son appareil ne m’a pas parlé. Pourquoi faire croire que l’on fait des photos du drame ?
En revanche, je me suis sentie proche d’Inela qui coût sa propre robe petits bouts par petits bouts.
L’image que je retiendrai :
Celle du gilet pare-balles qu’achète Joaquim avant de partir.
BUCHET CHASTEL, 23 août 2018, 224 pages
Je remercie Babelio et les éditions Buchet Chastel pour l’envoi de ce roman
Antigone a eut un coup de cœur

28 commentaires sur “Miss sarajevo – Ingrid THOBOIS

  1. Tu es effectivement moins enthousiaste que moi mais on sent qu’il ne t’a pas complètement déplu non plus. Je me rappelle très bien de chaque scène dont tu parles c’est le signe d’un roman fort.

  2. C’est vrai qu’à la fin, le roman ne répond pas vraiment à certaines questions… pourquoi cette clause de revenir à l’appartement familial ? ça ne m’a pas trop gênée, mais tout de même…

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