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N’essuie jamais de larmes sans gant – Jonas GARDELL

Ce livre n’est pas un roman, ce livre est une ode aux morts homosexuels du SIDA en Suède, lors de leurs folles années de libération.

Nous suivons Rasmus et Benjamin, ainsi que leurs amis Paul, Lars-Ake, Seppo, Reine et Benrgt.

Au fil des pages, nous découvrons leur histoire : leur enfance, souvent dans des petits villages ; leur adolescence et leur arrivée à Stockholm où ils peuvent enfin vivre leur sexualité, même de façon cachée.

Benjamin, bien qu’ayant grandi à Stockholm est celui qui a fait le plus de chemin, ayant été élevé par des parents témoins de Jéhovah.

Il tombe amoureux de Rasmus dès leur première rencontre un soir de Noël par l’intermédiaire de Paul.

C’est le temps de l’amour. Puis vient le temps de la maladie : l’entrée dans l’inconnu sans le savoir. Reine sera le premier touché.

L’auteur décrit les conditions horribles de non-soins des premières victimes du SIDA.

Puis vient le temps de la mort : le deuil des amis, mais aussi la méconnaissance des familles.

J’ai aimé le leitmotiv de Benjamin : Je veux dans ma vie pouvoir aimer quelqu’un qui m’aime.

J’ai découvert le leitmotiv des témoins de Jéhovah dans leur famille : amour et surveillance.

L’auteur reprend aussi plusieurs leitmotivs : ces jeunes hommes, forces vives de la nation, que la société laisse mourir ; certains passages sont repris comme celui sur la tour de garde de la famille de Benjamin.

Il est beaucoup question de lecture de Picsou magazine !

J’ai aimé les réveillons de Noël chez Paul, année après année, jusqu’à la dernière.

Je ne savais pas que la lettre lambda était l’un des signes de reconnaissance des homosexuels.

J’ai aimé que Rasmus écrive son nom sur la buée de la vitre qui disparait, alors que Benjamin inscrit ses empreintes indélébiles.

J’ai aimé l’analyse de l’auteur sur le SIDA : le malade du SIDA n’est pas en premier lieu une personne que la société doit protéger. Il est une personne dont la société doit se protéger.

J’ai aimé le parallèle entre Rasmus et l’élan blanc : eux, à part, si différents.

J’ai aimé le cri de vie de Paul : oui, il a existé.

L’image que je retiendrai :

Celle de la couleur jaune qui revient par touches.

Lu sur Liselotte

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