Auteurs en R

Portnoy et son complexe – Philip ROTH

Je poursuis mon exploration de l’oeuvre de Philip ROTH, pas forcément dans l’ordre d’écriture.

Je découvre donc Alexandre Portnoy sur le divan de son psychanalyste, lui racontant ses mésaventures d’enfant élevé par une mère juive et un père absent dans une banlieue de Newark.

Son adolescence ne fut pas facile non plus, obsédé par son phallus qu’il astiquait à toutes les sauces.

Malheureusement, ce besoin ne le quittera plus, malgré une carrière brillante au sein de l’administration de New-York.

J’ai aimé retrouver certains thèmes déjà abordé par l’auteur dans d’autres romans : le communisme, le partie Bund imaginaire, la peur de la polio et de son poumon d’acier.

Certains passages m’ont fait sourire, et l’auteur a réussi ce tour de force de ne pas rendre les scènes de sexe, torrides et nombreuses, lassantes.

Un personnage que je n’oublierai pas de sitôt, tant j’ai pu poursuivre ma propre psychanalyse à travers lui…

Quelques citations :

Docteur Spielvogel, voici mon existence, mon unique existence, et je la vis au milieu d’une farce juive !

Mais où avons-nous tous pris cette idée ridicule et absurde que je suis si puissant, si précieux, si nécessaire à la survie de tout un chacun !

Parce qu’être mauvais, maman, c’est là le vrai combat : être mauvais et s’en délecter !

Mon Dieu ! Le langage est une forme de communication ! La conversation n’est pas qu’un simple échange de feux croisés où l’on canarde (…) les mots ne sont pas seulement des bombes et des balles – non, ce sont des petits cadeaux, chargés de signification !

L’image que je retiendrai :

Celle des jeunes filles dont tombe amoureux Portnoy et qui ressemblent toutes à des courges, rousses comme sa mère.

Lu sur Liselotte

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