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Proust océan – Charles DANTZIG

Le Proust est ductile et englobant comme la mer. Lire A la recherche du temps perdu, c’est traverser l’Océan. Et c’est très facile, il suffit d’adapter sa respiration.

J’ai lu La Recherche il y a quelques années en j’en avais aimé ses leitmotivs floraux. Mais je n’avais pas perçu le thème de l’océan.

Charles DANTZIG propose une grille de lecture sur le thème de l’océan, ma foi fort riche : 336 pages.

Bien sûr, il y a de longues citations de la Recherche, mais aussi des extraits plus courts.

J’ai aimé les intitulés de certains chapitres : quelques grands poissons et du fretin – Un pays moustachu.

J’ai aimé les révélations sur de nouveaux sujets (je ne vous dirai pas lesquels) et les absences également.

Une lecture exigeante mais qui m’a fait voir ce Chef d’Oeuvre de la Littérature Française avec un oeil différent.

Quelques citations :

… ce qu’il (le narrateur) avait imaginé était, en partie, exact, et que ce qu’il a découvert ne lui avait été caché que parce qu’il n’avait considérés ces inconnus que sur un plan, celui de la Perfection. L’autrui est plat.

A la recherche du temps perdu est en grande partie le roman des déchéances.

L’unicité du moi est une idée qui nous vient de la prison du corps.

A la recherche du temps perdu est le meilleur des romans de vampire.

Le Narrateur est une bouche ouverte, qui du fond de son Océan tente d’aspirer toute l’affection humaine.

Et tout cela vient de ce que cet être du sexe masculin cherche une chose que ses semblables n’osent pas demander, qu’on ne leur apporte pas, supposément honteuse pour eux, la tendresse.

Lu sur Liselotte grâce à Netgalley et aux éditions Grasset que je remercie pour leur confiance.

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