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Sans pitié, ni remords – Nicolas LEBEL

pitié-remords

Marabout, 26 août 2015, 384 pages

Présentation de l’éditeur :

9 novembre, cimetière du Montparnasse. Le capitaine Mehrlicht assiste, en compagnie de son équipe, aux obsèques de son meilleur ami, Jacques Morel. Quelques heures plus tard, il se retrouve dans le bureau d’un notaire qui lui remet, comme « héritage », une enveloppe contenant un diamant brut. Il s’agit de l’un des yeux d’une statue africaine, le Gardien des Esprits, dérobée dix ans auparavant lors du déménagement du Musée des arts africains et océaniens, que Jacques avait supervisé, et recherchée depuis par la « Police de l’Art ».

Merlicht prend un congé et son équipe se retrouve sous le commandement du capitaine Cuvier, un type imbuvable aux multiples casseroles, quand les inspecteurs Latour et Dossantos sont appelés sur la scène de l’apparent suicide d’un retraité. Quelques heures plus tard, ils assistent impuissants à la défenestration d’une femme qui, se sentant menacée, avait demandé la protection de la police. Les deux « suicidés » avaient un point commun : ils travaillaient ensemble au MAOO lors de son déménagement.

Ces événements marquent le début de 48 heures de folie qui vont entraîner Mehrlicht et son équipe dans une course contre la montre, sur la piste de meurtriers dont la cruauté et la détermination trouvent leur origine dans leur passé de légionnaires.

Mon avis :

Quelle joie de retrouver Merlicht et sa tête de grenouille, son teint vert, mais sans son fidèle ami Jacques. Dossantos a toujours maille à partir avec ses anciens amis frontistes, mais tout va de mieux en mieux pour Latour.

Je m’étais donc attachée aux personnages, qui apparaissent un peu en retrait dans ce troisième opus, et c’est dommage.

Certes, la course contre la montre laisse peu de place aux problèmes personnels des protagonistes, mais cela m’a manqué.

J’ai aimé le méchant en second, éternel amoureux transi, qui regrette d’avoir passé sa vie à tuer encore et toujours.

J’ai moins goûté les sonneries du téléphone de Merlicht, mais qui donnent l’occasion à l’auteur de nous parler de racisme. (J’espère que dans le quatrième volet, les sonneries seront de nouveaux drôles et mal à propos).

Merci, Monsieur Lebel, je me régale toujours autant à lire vos polars.

L’image que je retiendrai :

Celle du poème écrit par Jacques, début du jeu de piste pour Merlicht. Chapeau pour les acrostiches en début, en fin, en milieu et à l’envers !

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