Sous le ciel qui brûle – Hoai Huong NGUYEN

Un homme se promène au premier jour du printemps dans la forêt de Chantilly sur les sentiers de Nerval.

Il repense à son enfance à la campagne au Vietnam : son grand-père pour qui il développe une affection particulière, ses parents morts assassinés, son enfance au milieu de ses cousins et cousines, sa passion pour la langue française.

Il s’attache particulièrement à Tiên, sa cousine dont le père, qui travaille à la ville, se prend de passion pour le combat communiste et h entraînera sa femme et ses enfants.

Devenu étudiant à Saigon, il gagne sa vie en devenant le soutien d’une veuve française.

Malheureusement, rentré dans sa famille pour les fêtes de fin d’année du Têt, il est en première ligne lors de l’offensive communiste.

J’ai aimé voir grandir le personnage principal au milieu des arbres et des senteurs. Si je ne les connaissais pas toutes, j’ai aimé leurs noms aux consonances dépaysantes.

Les fées sont souvent présentes dans le récit, comme une touche de féminité en plus.

J’ai pleuré avec lui du décès de sa cousine, et de celles et ceux qui mourraient autour de lui lors de l’offensive du Têt.

J’ai goûté sa poésie si particulière qui mêle les senteurs et les couleurs, mais toujours un mot aux lettres espacées, comme pour symbolise le vide que laisse les absents en nous.

Un roman qui a su me toucher par son propos et qui m’a laissé mon mouchoir trempé.

L’image que je retiendrai :

Celle du personnage se promenant souvent au milieu des tombes de ses parents, ou des tombeaux plus historiques.

Une citation :

L’enfance était le pays des rêves de sable et des cités fragiles, où l’on bâtissait des palais en sachant qu’ils ne dureraient pas. (p.135)

Viviane Hamy, 4 mai 2017, 170 pages

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