En passant

Tombés des mains (11)

TU de Eve CHAMBROT

Le résumé : Une rencontre, une belle rencontre. Inespérée. Mais très vite, des fausses notes, des fêlures, trois fois rien, des mots qui font mal, inutilement… Questionnements, doutes, c’est pire de jour en jour, jusqu’à l’évidence criante : Tu est sous emprise.

Mon avis : le titre était intriguant (est-ce le pronom personnel sujet ? ou le verbe taire au participe passé ?)

En fait, Tu désigne le personnage principal qui tombe amoureuse d’un bellâtre qui la rejettera bientôt.

Certes, le style est hyper travaillé et il reste lisible.

Mais rien de nouveau sous le soleil ; déjà lu.

Envolume, 31 août 2021

 

Sous le signe des poissons de Melissa BRODER

Le résumé : Rien ne va plus pour Lucy : alors que sa thèse sur Sappho est au point mort, elle vit une grande rupture amoureuse et touche le fond de la dépression. Pour l’aider à remonter la pente, sa sœur lui propose de garder sa maison de Los Angeles le temps d’un été, à deux conditions : s’occuper de Dominic (son chien diabétique) et prendre soin d’elle. Voici Lucy enrôlée dans un groupe de parole de femmes au bord de la crise de nerfs aussi drolatique que cruel, mais qui est loin de résoudre ses problèmes.

Mon avis : Je cherchai un roman léger pour les vacances, et celui-ci m’avait l’air sympathique.

Mais tout fut trop américain, trop formaté, trop délayé. Aucune accroche ne m’a permis d’avoir envie de continuer à lire ce récit. Tout est trop lisse, l’auteure cherche trop à être drôle et décalée et rate son coup.

Bourgois, 6 mai 2021, 448 pages

 

Soleil amer de Lilia HASSAINE

Le résumé : A la fin des années 50, dans la région des Aurès en Algérie, Naja élève seule ses trois filles depuis que son mari Saïd a été recruté pour travailler en France. Quelques années plus tard, devenu ouvrier spécialisé, il parvient à faire venir sa famille en région parisienne. Naja tombe enceinte, mais leurs conditions de vie ne permettent pas au couple d’envisager de garder l’enfant…

Mon avis : L’histoire est intéressante, l’auteure faisant des rapprochements avec la politique française et certaines de ses décisions désastreuses.

L’histoire des jumeaux aurait mérité un traitement plus approfondi, plus d’explication sur la gémellité.

Tout n’est que suggéré dans ce roman, l’auteure passe vite les années et son récit est plutôt rapide.

J’aurais aimé plus de développement sur les filles, ce qu’elles deviennent après avoir quitté le nid familial ; sur ce que ressent Amid, sa descente en enfer.

Certes, la mère est un personnage fort, mais cela n’a pas suffit.

Un roman un peu trop rapide à mon goût. Il est court, je suis allée au bout, mais il ne me restera pas en mémoire.

Gallimard, 19 août 2021, 160 pages

 

Plasmas de Céline MINARD

Résumé : Céline Minard nous plonge dans un univers renversant, où les espèces et les genres s’enchevêtrent, le réel et le virtuel communiquent par des fils ténus et invisibles. Qu’elle décrive les mesures sensorielles effectuées sur des acrobates dans un monde posthumain, la conservation de la mémoire de la Terre après son extinction, la chute d’un parallélépipède d’aluminium tombé des étoiles et du futur à travers un couloir du temps, ou bien encore la création accidentelle d’un monstre génétique dans une écurie de chevaux sibérienne, l’auteure dessine le tableau d’une fascinante cosmo-vision, dont les recombinaisons infinies forment un jeu permanent de métamorphoses.

Mon avis : J’aurais dû lire la 4e de couverture avant d’ouvrir ce livre, et j’aurais su qu’il n’était pas pour moi. Je ne suis même pas arrivée à finir de lire la première histoire tant les mots inventés m’ont paru trop étanches.

Editions Payot & Rivages, 18 août 2021, 160 pages

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