Tout ce qu’on ne s’est jamais dit – Céleste NG

Je vais commencer par ce que j’ai aimé dans ce roman qui se déroule dans les années 70 aux Etats-Unis.

Le sujet de la différence m’a touché : être d’origine asiatique vous mettait en marge de la société. Le père et Lydia ont eu à souffrir de leur différence.

Celui de la mère qui projette sur sa fille ses ambitions gâchées m’a plu. Il est tellement proche de certains comportements parentaux.

L’amitié déçue de Jack pour Nath, dont on comprendra au fil des pages la vraie teneur.

La petite Hannah, dernière de la fratrie et laissée pour compte.

L’adolescente disparue qui fait tout pour plaire à ses parents et qui leur cache la vérité.

Les sujets développés dans le roman sont tous intéressant.

Mais j’ai eu énormément de mal avec l’absence de style. C’est plat, sans réelle montée du suspens. Je suis allée au bout, mais laborieusement.

L’image que je retiendrai :

Celle du lac à côté de la maison dans lequel se baignent les enfants.

Sonatine, 2014, 277 pages

21 commentaires sur “Tout ce qu’on ne s’est jamais dit – Céleste NG

  1. Bonjour Alex !
    Pour le style, c’est une roman traduit ? Dans ce cas, cela tient peut-être de la traduction… Quant à la mise à l’écart des Asiatiques, et plus particulièrement les Japonais, cela remonte à la dernière guerre et à Pearl Harbor. Et bien des romanciers américains ont dénoncé cette position négative dans les années 60/70 et bien après.

  2. Comme Oncle Paul, je pense que l’absence de style est due à la traduction. Je n’ai pas eu cette impression en lisant l’original.
    En revanche, la discrimination contre les Asiatiques date de leur arrivée aux Etats-Unis (voir par exemple la Loi d’exclusion des Chinois).

  3. Il traine depuis pas mal de temps dans ma PAL. Faudrait peut être que je le lise, vu qu’il est assez court. Et comme tu donnes un avis plus nuancé que les billets largement positifs, tu relances mon intérêt 🙂

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