Toutes ces vies qu’on abandonne – Virginie OLLAGNIER

Annecy, décembre 1918. Il fait froid en ce premier hiver sans guerre.

La jeune novice Claire assiste le professeur Tournier à soigner les soldats justes revenu du front et présentant des troubles psychiatriques.

L’un d’eux est prostré et mutique. Petit à petit, par ses massages, Claire va aider son corps à se détendre. Pendant ces séances, nous lisons les souvenirs du soldat sans nom et devinons ainsi sa vie et son parcours d’enfant sans père devenu précepteur et amoureux de la femme de son employeur.

Nous assistons aussi à son parcours sur le front où il est parti rejoindre Mathieu, l’élève dont il était le précepteur.

Les doutes de Claire sur sa vocation m’ont moins parlé.

Mais j’ai aimé que la médecine entraperçoive le rôle du corps dans la mémoire et le psychisme.

L’image que je retiendrai :

Celle de la soeur Claude qui asperge tous les patients d’eau de lavande, car la grippe arrive dans la région.

Quelques citations :

Est-ce si important ? Faire du mieux qu’on croit est à mon avis un bon début. (p.156)

De toute façon, il faut sortir de cette relation basée sur l’affect que vous établissez avec les gens. Il va vous falloir abandonner l’enfance. (p.241)

Piccolo, 2007, 252 pages

16 commentaires sur “Toutes ces vies qu’on abandonne – Virginie OLLAGNIER

  1. Je travaillais justement à la chronique de ce livre aujourd’hui ! ^^
    Je n’ai pas hyper accroché aux combats du coeur de Claire, mais j’ai, comme toi, beaucoup aimé les premiers pas de la psychologie dans les questions traumatiques. J’ai beaucoup aimé aussi la construction en miroir de l’histoire, entre les souvenirs de Pierre et les présent de Claire. Une découverte agréable. 🙂

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