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Un mariage anglais – Claire FULLER

Les histoires de couple en littérature ne sont pas ma tasse de thé. Pourtant, j’ai lu cette histoire jusqu’au bout.

Parce que le roman s’ouvre sur une pluie de maquereaux en pleine nuit sur la seule route de l’île, en pleine tempête de pluie.

Parce que c’est l’histoire d’un vieil homme qui cherche dans ses vieux livres les lettres déposées par sa femme, disparue depuis plus de 10 ans.

Parce que nous lisons les lettres de cette femme, Ingrid, nous racontant sa vie d’étudiante séduite par son professeur de littérature dans les années 70 ; la naissance de leur première fille ; puis les fausses couches ; la maison de nage sur la plage ; les bains de mer ; la naissance de leur seconde fille ; la découverte des tromperies de son mari.

Parce que les deux filles, Nan et Flora, ont deux caractères opposés et ne sont d’accord sur rien.

Parce qu’il est question de littérature. Enfin non, il n’y a pas de littérature. Seul compte le lecteur qui fait vivre le texte. (p.172)

Parce que le squelette Annie apporté un soir de fête par le meilleur ami reste avec la famille jusqu’à sa belle seconde mort.

Parce que tout le monde cuisine des oeufs au bacon pour se réconforter

Parce que le mari souhaitait 6 enfants et qu’il les aura eu, malgré tout.

Parce que ce roman est émouvant du début à la fin.

Une citation :

l’enterrement que sa mère n’avait jamais eu et qu’elle n’aurait jamais. Dans sa tête, elle récita « Que tes os soient lavés par l’eau salée, que ton esprit retourne au sable, que l’amour que nous te portions demeure avec nous pour l’éternité. (p.431)

L’image que je retiendrai :

Celle des murs de livres dans la maison de Gil, parfois sur 2 épaisseurs.

Stock, 2 mai 2018, 439 pages

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