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Une histoire romaine – Louis-Philippe DALEMBERT

J’ai eu un peu de mal au départ avec le style de l’auteur pleins de « lors ». Et puis j’ai réussi à me couler dans sa petite musique et j’ai aimé suivre les deux femmes emblématiques de la famille de Laura.

J’ai aimé la contessa, d’une noble famille mais sans le sou qui habite un palais du quartier riche de la capitale, qui ne cesse de sa disputer avec son unique fille Elena.

J’ai aimé la zia, qui possède un immeuble dans un quartier populaire pour y loger sa famille.

J’ai découvert le syndrome K, inventé par certains médecins romains qui, dans leur hôpital, accueillaient des juifs qui décédaient de ce fameux syndrome. Ces médecins avaient assez d’humour pour attribuer à la mystérieuse pathologie l’initiale des Allemands Kesselring et Kappler, respactivement maréchal responsable de la Wehrmacht en Italie, et commandant des services secrets et de la Gestapo à Rome (p.121)

J’ai aimé que ce soit le curé de l’église Santa Maria in Trastevere qui organise la fuite de la famille de zia, et que ce soit dans cette même église que Giuseppe veuille se marier des années plus tard.

J’ai eu un peu plus de mal avec le personnage de Laura Sabatelli Guerrieri De Pretis, elle aussi en rébellion contre sa mère, jeune fille issue à la fois de la noblesse romaine et du peuple Juif. Bien sûr, comme elle est adolescente pendant les années de plomb, elle rencontre un révolutionnaire qui va lui causer des ennuis.

J’ai aimé le chat de zia, Pouchkine, qui donne envie à Laura de découvrir la langue russe pour lire l’auteur dans le texte.

Un roman plein de noms composés : celui de Laura, de l’église, mais aussi celui de l’Institut du Sacré-Coeur de la Trinité-des-Monts où Laura va étudier.

Un roman plein de chansons italiennes, de références aux romans russes dont le chef-d’oeuvre Le Maitre et Marguerite.

Un roman à l’atmosphère particulière qui donne à lire Rome par ses habitants.

L’image que je retiendrai :

Celle de la ville de Rome omniprésente, ses places, le Tibre, le palais Saint-Ange et ses autres monuments.

Sabine Wespieser, 24 août 2023, 256 pages

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