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La papeterie Tsubaki – OGAWA Ito

De l’auteure, je n’avais lu que Le restaurant de l’amour retrouvé. Cette papeterie me faisait de l’oeil, et en plus, il est en poche.

J’ai aimé me plonger pendant une année dans la vie d’une petite ville proche de Tokyo. Ses habitants y cultivent encore certaines traditions et la douceur de vivre.

Si les aventures amoureuses de Hatoko, le personnage principal, ne m’ont pas passionnées, j’ai en revanche aimé ses écrits imposés.

Hatoko tient en effet cette papeterie familiale, qui est aussi une échoppe d’écrivain publique.

J’ai aimé le choix des stylos, de l’encre, du papier et enfin des mots pour chaque missive qu’elle devait rédiger.

J’ai aimé que ces écrits soient retranscrits en japonais.

Et puis le temps s’écoule au fil des saisons, et rien que ça, c’est beau.

Quelques citations :

Mange amer au printemps, vinaigré l’été, piquant l’automne et gras l’hiver. (p.135)

Il faut se dire à l’intérieur : « Brille, brille, brille ! » (p.196)

Mourir, c’était peut-être vivre éternellement. (p.257)

L’image que je retiendrai :

Celle du plat d’anguille qu’Hatoko commande lors d’un dîner avec Le Baron, plat qu’elle n’avait pas mangé depuis la mort de sa grand-mère.

Philippe Picquier, 3 juin 2021, 402 pages

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